De la planification manuelle au solver
L'histoire d'un opérateur de ground handling à l'aéroport de Genève. Comment un planning mensuel assemblé case par case, en une à deux semaines, est devenu une planification semi-automatisée, générée et validée en quelques heures, sans rien remplacer de l'existant.
Un opérateur de ground handling, environ 75 agents
Le terrain de validation de Planopti est l'exploitation d'un opérateur d'assistance en escale, à l'aéroport de Genève. Un environnement représentatif des industries réglementées : activité continue, qualifications strictes, repos légal incompressible.
Des fonctions croisées
Sûreté, enregistrement, document, fret, conduite : chaque agent ne peut couvrir que les fonctions pour lesquelles il est qualifié et autorisé.
301 transitions interdites
La règle des 11 heures de repos consécutif interdit certains enchaînements de shifts. 301 transitions à écarter sur chaque planning.
Équité et conformité
Au-delà de la couverture, le planning doit répartir équitablement la charge et garantir un week-end de repos, sans exception.
Un planning construit entièrement à la main
Pendant longtemps, le planning du mois s'est assemblé comme un puzzle géant, case par case, dans un fichier de calcul. Voici à quoi ressemblait le point de départ.
Un effort considérable, chaque mois
Construire un planning mensuel mobilisait l'équivalent d'une à deux semaines de travail. Le moindre changement de besoin imposait de reprendre une grande partie du travail.
Des erreurs invisibles
Avec des centaines de contraintes simultanées, vérifier à la main que chaque repos de 11h est respecté est hors de portée. Certaines erreurs ne se voyaient qu'une fois sur le terrain.
Difficile à prouver
L'équité entre agents reposait sur l'expérience du planificateur. Impossible de la mesurer ou de la justifier objectivement.
Comment un planning prend vie aujourd'hui
Du programme des vols jusqu'à la grille diffusée aux équipes, voici le déroulé réel d'un mois de planification avec Planopti.
Le programme des vols arrive
Tout commence le 1er du mois. L'aéroport transmet le programme des vols du mois suivant. Chaque vol attendu va se transformer en un besoin de personnel précis, à une heure précise. C'est la matière première du planning.
Des vols aux tâches
Un fichier de référence traduit ce programme en tâches horodatées. Un seul vol en génère une cascade : mise en place de la porte, garde avion, contrôle documentaire, embarquement, catering, escorte du fret. Chaque tâche a son créneau exact et la qualification qu'elle exige.
Des tâches aux shifts
Ces tâches sont enchaînées en shifts : une journée de travail cohérente pour un agent, avec ses pauses et sa durée légale. L'exploitation compte une cinquantaine de types de shifts, déclinés sur les sept jours de la semaine.
Les besoins entrent dans Planopti
Le tableau de la couverture à assurer, shift par shift et jour par jour, est déposé dans Planopti par un simple glisser-déposer de fichier. L'outil le compare aussitôt aux données déjà en place et signale chaque écart, sans jamais rien écraser en silence.
Le moteur d'optimisation entre en scène
Planopti rassemble tout : les agents et leurs qualifications, la cinquantaine de shifts, les besoins du mois, les congés et contraintes individuelles. Il en fait un modèle où, pour chaque agent, chaque jour, chaque shift, une décision doit être prise, soit des dizaines de milliers de possibilités. Puis il applique les règles qui ne se négocient pas : un seul service par jour, le repos de 11 heures et ses 301 enchaînements interdits, les qualifications, les congés posés, la présence d'un chef d'équipe sur les créneaux sensibles.
Il optimise, puis le planificateur valide
Couvrir l'intégralité des besoins passe avant tout le reste. Vient ensuite l'équilibrage : répartir la charge entre agents d'une même qualification, garantir à chacun son week-end, éviter les jours de repos isolés. En quelques minutes de calcul, un planning complet s'affiche. Le planificateur le relit, ajuste les derniers cas que lui seul connaît, et diffuse. Il a validé un planning, il ne l'a pas assemblé case par case.
Le planning devient une donnée que l'on pilote
Planopti, ce n'est pas qu'un moteur de calcul. C'est aussi un tableau de bord installé sur place, qui transforme en métriques mesurables tout ce qu'un fichier de calcul laissait dans l'ombre. Voici ce qu'il devient possible d'analyser.
Le planning est-il fiable ?
- Score global du planning, indicateur unique de qualité
- Créneaux non couverts, repérés jour par jour et shift par shift
- Sur-effectif détecté quand un créneau a plus d'agents que nécessaire
- Conformité au repos de 11h, garantie et vérifiable
- Couverture détaillée par fonction et par qualification
Le travail est-il bien réparti ?
- Jours de repos par agent : moyenne, minimum, écarts
- Agents qui n'obtiennent aucun week-end complet
- Séries de jours travaillés et de jours de repos consécutifs
- Heures travaillées par agent et par groupe
- Écarts d'équité signalés par famille de qualification
Qui a changé quoi, et pourquoi ?
- Console du solver en temps réel : progression, score, solutions
- Historique de chaque génération : score, durée, date
- Trous de couverture avec candidats qualifiés suggérés, à assigner en un clic
- Chaque modification manuelle du planning est tracée
- Journal d'audit : toute opération sur les données est enregistrée
Lire, comparer, exporter
- Grille mensuelle, agent par agent, colorée par groupe
- Vue de la couverture des besoins superposée au planning
- Récapitulatif de validation des données avant chaque lancement
- Effet de chaque modification visible immédiatement sur les indicateurs
- Export Excel et PDF du planning et des statistiques RH
Une planification semi-automatisée
Le planning mensuel ne se construit plus, il se génère puis se valide.
Le planificateur change de métier
Le gain n'est pas seulement du temps. C'est un changement de nature du travail de planification.
- Le temps libéré va à l'analyse et aux décisions, pas à l'assemblage manuel de cases.
- La conformité au repos légal n'est plus une croyance à vérifier, c'est une propriété garantie du planning.
- Tester un scénario, comme un renfort saisonnier ou une absence imprévue, prend quelques minutes au lieu d'une journée.
- Le système et les outils existants n'ont pas changé : Planopti fonctionne à côté, en parallèle, sans migration.
Le même point de départ que vous
Si votre exploitation planifie des équipes sous contraintes de qualifications et de repos, ce terrain de validation ressemble probablement au vôtre. Nous cherchons un à deux design partners pour notre lancement.